Le dimensionnement d'une chaussée souple dans le Territoire de Belfort ne tolère pas l'improvisation : nous appliquons la méthodologie rationnelle du guide CEREMA (ex-SETRA/LCPC), qui croise le trafic cumulé poids lourds, la portance à long terme du support et les conditions hydriques locales. À Belfort, le climat semi-continental impose des amplitudes thermiques sévères — de −15 °C l’hiver à plus de 35 °C en été — qui fatiguent les enrobés bitumineux et sollicitent la couche de forme. Nous intégrons ces cycles gel-dégel dans le calcul du module réversible de chaque couche, en nous appuyant sur l’essai CBR routier pour caractériser la portance immédiate du sol support et sur les essais Proctor pour garantir une densification optimale de la couche de forme. L’enjeu est double : éviter l’orniérage structurel en surface et le défaut de portance en profondeur, deux pathologies que l’on retrouve fréquemment sur les voiries communales belfortaines mal dimensionnées. Enfin, la perméabilité du corps de chaussée est vérifiée par des essais de perméabilité in situ afin que le drainage interne ne soit jamais compromis, même après des épisodes pluvieux intenses sur les reliefs vosgiens qui surplombent la ville.
Une chaussée souple bien conçue transfère les contraintes de cisaillement du trafic à la couche de base, jamais au sol support.
Caractéristiques du service à Belfort

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Risques et considérations à Belfort
Comparons deux contextes belfortains : d’un côté, les voiries résidentielles du quartier des Résidences, implantées sur des limons compacts de plateau, où le risque principal est un défaut de compactage de la couche de forme pendant les travaux ; de l’autre, les accès logistiques de la zone industrielle de Sevenans, assis sur des alluvions récentes de la Savoureuse, où la nappe phréatique peut remonter à moins de 1,20 m en période de crue. Dans le premier cas, une sous-estimation du trafic PL réel (livraisons, collecte) conduit à un sous-dimensionnement et à un faïençage en nid-de-poule après trois hivers rigoureux. Dans le second, l’absence de drainage périphérique transforme la grave non traitée en éponge, réduisant son module d’élasticité de 40 % et provoquant une rupture prématurée par fatigue. Nous modélisons ces deux scénarios dès la phase APS, en appliquant les coefficients de sécurité hydrique du SETRA et en vérifiant la sensibilité des matériaux à l’eau par l’indice de portance immédiat (IPI). Une chaussée à Belfort doit être pensée comme un système drainant, pas seulement comme un empilement de couches.
Nos services
Notre prestation de conception de chaussées souples à Belfort couvre toute la chaîne, de la reconnaissance géotechnique à la réception des couches de chaussée, en passant par le calcul structurel et le suivi de compactage.
Dimensionnement mécaniste ALIZÉ-LCPC
Calcul multicouche sous charges standardisées (essieu 130 kN) intégrant le trafic TCi, les modules EV2 plateforme et le risque gel régional IR pour déterminer l’épaisseur optimale de chaque couche.
Reconnaissance de portance plateforme
Essais à la plaque LWD et dynaplaque en continu pour vérifier le module EV2 en fond de coffre, avec corrélation CBR sur sol support et contrôle de densification de la couche de forme.
Contrôle de compactage et déflexion
Mesures de déflexion à la poutre Benkelman ou au déflectographe sur planche d’essai, couplées à des essais de densité in situ pour valider le taux de compactage q/S exigé par le marché.
Étude de drainage et sensibilité au gel
Analyse de la perméabilité du corps de chaussée, dimensionnement des exutoires latéraux et vérification de la sensibilité au gel des matériaux selon les classes GTR 92 pour éviter le gonflement différentiel hivernal.
Questions fréquemment posées
Quel est le coût d’une étude de conception de chaussée souple à Belfort ?
Une prestation complète incluant la campagne géotechnique, le dimensionnement ALIZÉ et le plan de contrôle compactage se situe entre 1 580 € et 5 020 € HT, selon la longueur linéaire de voirie à étudier et le nombre de planches d’essai de portance requis. Ce montant couvre les essais LWD, les sondages de reconnaissance, le rapport de calcul structurel et le suivi de réception.
Quelle différence entre une chaussée souple et une chaussée rigide pour une voirie communale à Belfort ?
La chaussée souple répartit les charges verticales par une structure multicouche (enrobé + grave non traitée) qui fléchit légèrement sous l’essieu, tandis que la chaussée rigide en béton reprend les contraintes en traction par flexion de la dalle. Dans le Territoire de Belfort, où le risque de gel pénètre jusqu’à 60 cm, la solution souple est souvent préférée car elle tolère mieux les tassements différentiels et les cycles gel-dégel sans fissuration de retrait.
Comment le trafic poids lourds est-il pris en compte dans le dimensionnement ?
Nous déterminons la classe de trafic cumulé TCi sur la durée de service (20 ou 30 ans) à partir des comptages directionnels et du taux de croissance annuel. Cette donnée alimente le modèle ALIZÉ-LCPC qui calcule les contraintes et déformations admissibles en base de couche bitumineuse et en surface du sol support, afin de garantir l’absence d’orniérage structurel et de fatigue prématurée.
Quels essais réalisez-vous avant de dimensionner la chaussée ?
Notre campagne type comprend des sondages à la tarière avec essais SPT pour la portance profonde, des essais à la plaque dynamique LWD pour le module EV2 de la plateforme, des prélèvements pour analyse granulométrique et limites d’Atterberg, ainsi qu’un essai CBR en laboratoire pour calibrer la couche de forme. Si la nappe est proche, nous ajoutons un essai de perméabilité in situ.